C'est Camille.
Envie d'écrire aujourd'hui, sur ce blog qui ma maman fait vivre.
Je ne pouvais plus écrire ici. Trop de souvenirs.
Mais, il est peut-être temps de se confier un peu.
Mon écriture a peut-être un peu changé avec le temps. Mais, mes sentiments pour Jules eux, ne changent pas.
Le temps qui passe ne guérit pas les blessures, ni les larmes.
On a beau faire comme si ça allait, ça ne va pas.
Chaque détail rappelle toujours un souvenir. Qu'il soit ou non en rapport avec ce qui nous ronge. Mais ça finit toujours par blesser.
Une parole, un geste, un regard, une musique...
Il ne suffit pas de classer un mauvais souvenir dans un coin de sa tête pour l'oublier.
Non...
On n'oublie pas si facilement. Sauf si on a pas de coeur.
Et je pense en avoir un.
Alors on vit avec, on entre ce douloureux souvenir dans nos actes de tous les jours. On ne l'apprécie pas, mais on essaie d'en retirer le meilleur pour se faire un futur, plus ou moins meilleur, basé sur ce nouveau "savoir".
Il faut toujours se servir de notre passé, aussi douloureux soit-il pour en ressortir plus fort...
Mouais... Facile à dire.
Le temps ne guérit rien, mais peut-être atténue-t-il la douleur lancinante. Peut-être nous offre-t-il la possibilité de le vivre mieux. Les bons souvenirs reviennent plus facilement lorsque le détail se pointe. Les derniers instants perdent de leur horreur et on peut en apprécier la joie.
Je t'aime, Petit Frère. Je t'aime.